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Mannala (petits bonshommes de la Saint-Nicolas)

Ingrédients
- 1630 g de farine de blé
- 6 ½ œufs
- 49 cl de lait demi-écrémé
- 260 g de sucre
- 3 sachets de levure de boulanger
- 490 g de beurre
- 3 sachets de sucre vanillé
- 1 raisin sec, ou petit sucre, pour la décoration (facultatif)
Préparation
- Mélanger 1630 g de farine de blé, 6 ½ œufs, 49 cl de lait demi-écrémé, 260 g de sucre, 3 sachets de levure de boulanger, 490 g de beurre et 3 sachets de sucre vanillé jusqu'à obtenir une pâte élastique.
- Laisser reposer couvert d'un chiffon dans une pièce où la température avoisine les 25 °C (si possible avec un taux d'humidité plus fort) jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.
- Prendre des morceaux de pâte et leur donner la forme de petit bonhomme à l'aide d'un couteau.
- Décorer avec 1 raisin sec ou des morceaux de sucre pour les yeux, et des morceaux de sucre éparpillés sur tout le corps. Pour que le sucre tienne mieux, mouiller un peu la pâte.
- Laisser reposer au tiède jusqu'au doublement de volume.
- Enfourner environ 15 minutes à 180 °C, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
- Déguster froid avec un chocolat chaud.
L'histoire
De l'alsacien « petit bonhomme », un mannele (à Strasbourg) ou mannala (à Mulhouse) est une sorte de pain au lait en forme de petit bonhomme servi en Alsace pour la Saint-Nicolas avec un chocolat chaud. Il est aussi fait en Franche-Comté où il s'appelle Jean Bonhomme. En Suisse allemande, il s'appelle Grittibänz. Et au Luxembourg, les enfants se régalent de Boxemännercher. Cette brioche peut être complétée par des raisins secs ou des pépites de chocolat. En Alsace, les manneles sont liés à la célébration du jour de la Saint-Nicolas, au moins dès le XVe siècle : ils font partie des pains dits de Saint-Nicolas. Les plus connus sont les maneles ou « mannala » ou « schnackle » ou « labkueche » et autres « lackerle ». Ils étaient jadis en forme de cheval, de porc, de poule, de lapin ou de démon, qui avaient alors un pouvoir d'exorcisme. Il fallait à tout prix chasser les menaces de l'hiver, conjurer le sort, donner à la pâte quelques brins de ce « strohnickel » qui ramassait dans les champs l'esprit du grain de l'année suivante.