Scheiterhaufen (pudding de pain autrichien)
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Dessert traditionnel autrichien de tranches de pain et de fruits superposées, imbibées de lait et d'œufs, puis cuites au four.
Préparation 15 min · cuisson 45 min
Ingrédients
- 500 g de pain blanc rassis, pain blanc rassis
- 2 pommes
- 2 pêches
- 60 g de sucre
- 1 pincée de cannelle
- 50 cl de lait demi-écrémé
- 4 œufs
- 2 cl de rhum, ou quelques gouttes d'arôme rhum
- 1 c. à soupe de beurre
Étapes — Sans robot
- Laver 2 pommes et 2 pêches, les peler si l'on veut, puis les couper en tranches d'environ 1 cm d'épaisseur.
- Couper 500 g de pain blanc rassis en tranches d'à peu près la même taille que les fruits.
- Verser 50 cl de lait demi-écrémé dans un bol, ajouter 4 œufs et bien mélanger. Laisser tremper les tranches de pain dans ce mélange quelques secondes (plus longtemps si le pain est rassis).
- Mélanger 60 g de sucre et 1 pincée de cannelle dans une tasse ou un petit bol.
- Beurrer un plat allant au four avec 1 c. à soupe de beurre, puis y superposer en alternance les tranches de pain et de fruits. Saupoudrer chaque couche d'un peu du mélange sucre-cannelle. Pour un meilleur résultat, commencer et finir par une couche de pain.
- Parsemer le dessus de quelques copeaux de beurre, ajouter 2 cl de rhum et enfourner 45 minutes à 180 °C.
45 min
L'histoire de la recette
Le Scheiterhaufen (littéralement « bûcher ») est un dessert traditionnel d'Autriche et du sud de l'Allemagne. Il est mentionné pour la première fois dans un livre de cuisine romain, au 1er siècle de notre ère, par Marcus Gravius Apicius. En 1691, il apparaît pour la première fois dans un livre de cuisine allemand sous le nom de « Güldene Schnitten » (tranches dorées). Le terme « Armer Ritter » (pauvre chevalier) est employé pour la première fois en 1787 et s'impose au 19e siècle.
Le nom fait peut-être référence à la façon dont les tranches de pain et de fruits sont superposées, comme les anciennes cultures empilaient des morceaux de bois pour faire un bûcher. Il pourrait aussi évoquer l'aspect du plat une fois servi, car il a tendance à s'affaisser dans l'assiette.
Le plat ressemble au pain perdu français, au « poor knights of Windsor » anglais, aux « grenki » russes, au « wentelteefje » néerlandais, aux « rabanadas » portugaises et aux « torrijas » espagnoles.
Cette recette est plutôt une ligne directrice : on peut l'adapter à son goût, car autrefois on utilisait simplement ce que l'on avait sous la main. On peut prendre n'importe quel pain blanc, rassis ou frais ; pour un Scheiterhaufen très moelleux, le pain de mie donne le meilleur résultat. Une variante consiste à faire dorer le pain à la poêle avec un peu de beurre avant de le superposer (il faut alors verser le mélange lait-œufs-rhum sur les couches). Les fruits peuvent varier : la recette autrichienne traditionnelle n'utilise que des pommes, les prunes conviennent aussi, et la sélection ci-dessus est une version d'été. Certains ajoutent des amandes ou des noisettes, ou des raisins secs, souvent associés aux pommes dans la cuisine autrichienne.
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